[Interview] Blow The Man Down

L’auditeur qui écouterait la musique de Blow The Man Down pour la première fois sans connaître la provenance du groupe, pourrait tout à fait penser que ce dernier est issu de la vague rock qui déferla sur le monde au début des années 2000. Celle des Strokes et des Artstic Monkeys qui fit danser l’Europe comme l’Amérique à coups de riffs et de refrains imparables. Originaire de la région, cette formation illustre en quelque sorte à sa façon l’expression « une main de fer dans un gant de velours ». La musique tape fort, fonce dans le tas, mais sait aussi se faire plus subtile, histoire de sonner avec une sincérité et une authenticité indéniables.

Tout d’abord, pouvez-vous nous expliquer l’origine de votre nom ?

Blow The Man Down littéralement signifie « jeter ou frapper un homme à terre », c’est également le nom d’un chant marin apparu vers 1860.

Personnellement, nous aimons rattacher cette expression à l’épreuve de la planche que l’on peut retrouver dans l’univers pirate qui nous a toujours attiré.

Votre musique évoque parfois celle de The Arctic Monkeys, notamment par le biais du chant. Reconnaissez-vous la filiation ou pas du tout ? Quelles sont vos influences principales ?

On ne va pas vous cacher que The Arctic Monkeys est un groupe qui fait l’unanimité chez nous et qui a été l’une de nos premières influences chez BTMD. C’est pourquoi nos premières compositions restent dans le sillon de ce groupe en effet.

Cependant pour le chant on ne peux pas vraiment dire que l’on maîtrise totalement le son d’une voix, d’un timbre alors c’est un peu plus compliqué à gérer, peut-être en fumant plus de cigarettes ?

Dans nos influences (pour citer celles qui nous sont communes), il y aurait RATM, Ghinzu, Cage the Elephant ou encore les Pink Floyd pour vous donner une idée, mais la liste est interminable.

Il y a également beaucoup de groupes inconnus et étranges que l’on pourrait rajouter à cela.

Blow The Man Down

Comment se déroule le processus de composition ?

Il n’y pas vraiment une seule recette. On peut même dire que quasiment chaque morceau a été composé différemment à un moment donné. Cela dépend des périodes, des disponibilités de chacun aussi et de pleins d’autres facteurs.

Souvent, nous partons d’une ligne de guitare ou de basse et nous construisons autour. Cela doit être la façon de faire qui revient le plus régulièrement mais ce n’est pas une formalité.

De quoi s’inspirent les paroles de vos chansons ?

Chacun de nos textes est écrit sous forme d’histoire fictive. Nous aimons imaginer des paysages ou encore des ambiances folles, absurdes. C’est assez bizarre si l’on visualise chaque histoire mais ça nous plaît et ça nous permet de travailler nos façons de rêver.

Pour chaque texte il y a tout de même un sens dissimulé derrière les mots. Une espèce de morale à laquelle chacun peut attribuer une interprétation différente.

Pouvez-vous nous parler de votre expérience au FOMAC ?

Cette année, le FOMAC nous a permis de mettre un peu d’ordre dans nos têtes rêveuses. Le dispositif nous a également permis de participer à des journées de formations et d’échanges avec les autres groupes. Nous avons aussi eu la chance de faire de belles scènes comme les Offs du festival Pause Guitare ou encore la première partie du groupe Luke.

Enfin, nous avons suivi un accompagnement de trois jours à la salle Lo Bolegason. Il s’agit d’un coaching intense qui nous a permis de progresser ensemble pour solidifier notre groupe. Il y a malgré tout encore énormément de travail devant nous avant que nous soyons satisfait, alors, au boulot !

Mais pour conclure, il s’agit d’une super expérience que cela soit au niveau du groupe ou encore de chacun des musiciens individuellement.

Certains de vos morceaux jouent sur les cassures de rythme, à l’image de Skeleton Circus. Doit-on y voir une façon de s’échapper quelque peu du schéma couplet/refrain et ainsi de faire évoluer le genre auquel on peut vous rattacher au premier abord ?

Il faut savoir que Skeleton Circus est le premier morceau que nous avons composé. Il est un peu le point de départ de BTMD. Aujourd’hui, nous avons pas mal de nouveaux morceaux dans lesquels nous affinons petit à petit notre style et notre personnalité.

Désormais notre identité tend vers de nouveaux horizons même si le genre, au premier abord, restera perceptible dans nos nouveaux sons.

Parfois, votre rock and roll flirte carrément avec le punk et le metal, comment définiriez-vous votre son ?

C’est une question compliquée ! On peut dire que notre son est rock. Après, cela ne nous dérange pas de créer des sons énervés voire violents, comme des sons calmes et plus planants. Nous aimons nous laisser une certaine liberté dans nos créations.

Quels sont vos projets pour l’avenir, en studio et en live ?

Ça c’est une question intéressante ! Nous avons bloqué une date en mars pour débuter une session studio. Pour celle-ci, nous voulons produire cinq titres de façon plus poussée que ce que nous avions pu partager précédemment. C’est également l’occasion pour nous de montrer à notre public une identité plus prononcée de Blow The Man Down. Comme nous l’avons dit plus haut, notre style s’aiguise à force de création et c’est aussi le moment de nous détacher de la filiation référencée plus haut.

Au niveau du live, nous avons quelques dates déjà programmées. Nous allons aussi essayer de nous concentrer un peu plus sur Toulouse pour nous y installer et aussi viser des scènes un peu plus ambitieuses notamment avec la sortie de notre futur EP.

Mais avant cela nous allons devoir travailler encore et encore, pas le temps de niaiser pour BTMD.

https://soundcloud.com/blow-the-man-down

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