[Interview] Princess Thailand : périple noise

Princess Thailand est certes un groupe de noise rock mais pas seulement. C’est une créature protéiforme qui se nourrit de larges influences et qui s’épanouit pleinement sur scène, face au public. Princess Thailand, cet espèce de laboratoire expérimental à la croisée des genres, sort en octobre son premier album. L’occasion d’également partir sur les routes, avec un passage au Rex de Toulouse, le 17 octobre, pour la release party.
Phénomène indéniable de la scène musicale actuelle, le groupe a bien voulu se prêter au jeu des questions/réponses pour notre dernier numéro…

Comment le groupe est-il né ?
Princess Thailand est né de l’évolution de Sound Sweet Sound, quand celui-ci dut faire face à des changements de line-up et autres décisions artistiques. On a ainsi délaissé la trance psychée pour aller vers un côté rock noise avec quelques touches psychées néanmoins, avec ce concept de rock brut.
Princess Thailand a vu le jour en septembre 2017. La transition fut progressive. On a fait quelques concerts, en France et en Hollande notamment, sans tourneur, en mode indépendant. On a candidaté au Prix Ricard et à celui des iNOUÏS du Printemps de Bourges. Pour ces derniers, on a terminé dans les 8 premiers de la région Occitanie-Ouest, tous styles confondus. On s’est ensuite « affronté » à Rodez pendant un week-end pour finir par remporter la première place. Nous sommes allés au festival Le Printemps de Bourges. On est aussi passé au Rex à Toulouse avec Jessica 93. Désormais, on reprend après un break le 4 octobre à Paris.

Comment définiriez-vous le style musical de Princess Thailand ?
On propose une vraie expérience scénique et live. L’album a d’ailleurs été enregistré en live chez Olivier Cussac, au mythique studio Condorcet.
On aime l’idée d’une musique sans compromis, d’une réelle prise de risque. Le rock est brut. On a une approche et une sensibilité noisy. On aime bien décrire notre musique comme accidentée.
Notre influence majeure reste A Place To Bury Strangers, mais on adore aussi Idles, Metz, Savages…

Pourquoi ce nom ?
Ce qui nous intéresse avec ce nom, c’est son côté incongru. Un contre-pied avec ce genre de musique et un appel au voyage et à l’imaginaire. Le rock qu’on développe est voulu froid, brut, classe et légèrement inquiétant.

Vous travaillez également beaucoup les vidéos…
C’est toujours la même équipe qui a bossé sur les vidéos car nous voulons développer une identité propre et forte. Il s’agit de A Lost Head. Une boite qui a complètement compris notre univers.
Nous avons également sorti un clip en exclusivité chez Gonzaï.

Et au niveau des paroles ?
On aime bien des choses qui sont interprétables. Qui peuvent être comprises dans plusieurs sens. On retrouve ainsi dans les paroles de nos morceaux cette recherche de limites et cette idée de voyage. Il y a plusieurs portes d’entrée et les thèmes abordés vont du renoncement au fait d’être observé.
Notre album est à prendre dans sa globalité. Il y a une vraie logique qui se traduit également en live. On a vraiment essayé d’y injecter toute l’énergie qu’on déploie sur scène.

Princess Thailand a lancé un crowfunding dans le cadre de la sortie de son album. N’hésitez pas à jeter un œil sur leur page Facebook pour plus de renseignements.
Facebook : princessthailandmusic

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