[Interview] Rufus Bellefleur : la créature du bayou se confie pour la sortie du 3ème album !

Force de frappe musicale imprévisible, Rufus Bellefleur sort à nouveau de son bayou natal pour nous gratifier d’un nouvel album. L’occasion pour nous de nous entretenir avec Rufus en personne et de parler de sa création, mais aussi de production et un peu de Danny De Vito…

Electricity for the Coliseum est votre troisième album. Il sort trois ans après le précédent, qui était lui même sorti trois ans avant votre premier. Le chiffre 3 a-t-il son importance pour Rufus Bellefleur ?

Je pense que c’est le temps de maturation nécessaire à un bon gombo du bayou.

Où se situe musicalement Rufus aujourd’hui ?

Entre le rock qui gratte et le hip-hop mélodique et groovy. Dans l’ensemble, cet album revient à des sources plus brutes, avec notamment l’ajout de la fameuse Cigar Box, une vraie boîte à cigares transformée en guitare qui produit un son d’outre-tombe !

Le morceau The Exorcism of Danny De Vito se démarque d’emblée, ne serait-ce que par son titre. Pouvez-vous nous en parler ?

C’est un morceau qui parle des extras, ces figurants d’Hollywood qui seraient prêts à tout pour passer au premier plan, et de ce temple de l’argent et du vice en général. Danny De Vito est plutôt un grand second rôle, mais le nom sonne tellement bien !

Quelles furent vos influences sur ce disque en particulier ? Plus musique ou plus cinéma ?

Il faudrait demander à Yuz qui compose, mais sur cet opus, j’entends du Prince, du Queens of the Stone Age, du Rob Zombie et du Beck. Du Rufus quoi !

En quoi Rufus a-t-il changé selon vous depuis sa « naissance » ?

Nous avons toujours travaillé avec des machines et des instruments inhabituels (banjo, dobro). Ici nous maintenons la formule, mais avec plus d’instruments joués en live, on se rapproche plus du rock. Cet album est plus âpre et moins pop.

Votre fusion possède la particularité remarquable de garder sa cohérence. Et ce, que vous tiriez davantage vers le métal ou vers le hip-hop. Comment se déroule le processus de composition ?

Yuz est le compositeur depuis le début. Il écrit et mixe toute la musique en amont, ensuite nous écrivons les textes à deux. Je pense qu’il essaye de se renouveler dans la continuité à chaque album, en proposant des textures et des mix d’influences nouvelles. Nous sommes tous des musiciens très ouverts dans nos goûts, on aime autant la pop que le metal, le hip-hop ou la musique électronique. Rufus est un métissage géant et sans complexes ni limites !

La production de votre album est vraiment impressionnante. Comment s’est déroulé l’enregistrement ?

Tout a été enregistré à la maison, chez Yuz, comme les deux précédents. Il passe un temps fou à peaufiner les arrangements et le moindre détail du mix, donc ça sonne ! David Castel, aka mon vieux comparse Vidda, s’est occupé du master. On reste donc en famille avec des gens de bon goût !

Rufus Bellefleur est indéniablement un groupe de scène. Comment avez-vous préparé la tournée ?

On est en pleine préparation et création du nouveau show qui verra sa première le vendredi 13 octobre au Rex de Toulouse. Nous privilégions beaucoup l’énergie brute et l’improvisation sauvage, mais nous travaillons aussi bien ser la scénographie, les costumes et autres accessoires. C’est un vrai spectacle. On a déjà testé deux nouveaux titres en live, et ça fait très mal !

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