[Interview] The Strings

Avec leur premier effort studio Let it be mine (chronique dans ce numéro), le groupe originaire de Rabastens, The Strings, a imposé une patte indéniable, à mi-chemin entre le rock 60’s des Beatles et une modernité psychée qui leur appartient. Le résultat impressionne autant qu’il encourage à plusieurs écoutes, tant leur univers brille d’ores et déjà par sa richesse et sa profondeur. Lauréat du dispositif Music in Tarn, le combo a accepté de répondre à nos questions.

The Strings offre à priori tout ce que peut aimer un amateur de rock 60’s. Cela en devient même assez spectaculaire au fil des morceaux, tant vous avez réussi à capturer une essence de nos jours devenue assez rare. Où se situe, dans votre musique, la touche de modernité que vous décrivez ?

On ne parle pas vraiment de modernité mais plutôt d’actualité, on joue la musique comme on l’entend sans forcément rechercher à jouer cette carte vintage, ni même moderne. Nous essayons simplement de trouver notre place dans l’époque actuelle avec notre style, sans forcément nous inclure dans une mode ou dans une catégorie musicale bien définie.

Les Beatles sont de toute évidence votre influence principale. Utilisation d’une basse Höfner et gimmicks en forme de clins d’œil à l’appui. Pourtant, vous évitez de sombrer dans l’hommage pur et simple. Pouvez-vous nous parler de votre méthode de composition ?
Nous écoutons les Beatles depuis que nous sommes tout petit. Nous aimons les mélodies chantées à deux voix, et nous nous sommes toujours appuyés sur cet esprit, mais tout en y apportant notre touche personnelle avec un son plus rock. Pour notre méthode de composition, nous trouvons souvent une idée directrice que nous développons à trois, en cherchant des textes et des voix, parfois tous ensemble, parfois via la proposition d’un membre du groupe. Cette influence des Beatles est en effet présente, mais pas par l’appropriation de leur façon de jouer, mais plutôt en s’inspirant de leur façon de chanter et de voir la musique.

Pouvez-vous nous parler un petit peu de votre expérience au FOMAC ? 

Nous avons été sélectionné par le réseau Music in Tarn et cela nous a permis d’avoir quelques dates comme Pause Guitare par exemple, qui a été une bonne expérience pour nous. Mais aussi des contacts ainsi que des résidences et des formations ayant pour but de nous professionnaliser dans ce domaine.

Vous annoncez une future collaboration avec le légendaire producteur Ken Scott. Comment attire-t-on l’attention d’un artiste de son ampleur quand on joue du rock en France ?

Ken Scott est venu en France pour animer une masterclass à Toulouse. Nous nous sommes inscrits à un concours à l’issu duquel il devait choisir un groupe avec lequel il enregistrerait pendant une semaine. Cela nous a apporté une nouvelle vision et des idées (et pas des moindres) ! Mais aussi une « résidence grand luxe » avec un homme qui a une grande expérience dans la musique. C’est donc un avantage pour notre futur album que nous enregistrons actuellement au Studio Colour Box.

Comment est né le groupe ? 

Le groupe est né de la rencontre  des frères Martin et Guilhem Marcos avec Maël Ledoux.

On voulait créer des compos dans un style particulier.  On a la même passion pour la musique, le courant est tout de suite passé entre nous. On a alors commencé à écrire nos propres morceaux, et on s’est dirigés vers une esthétique de chant à deux voix sur une base de rock anglo-saxon.

Vos morceaux dénotent parfois d’une volonté d’échapper au sempiternel modèle couplet/refrain. Est-il exact d’affirmer qu’il y a là encore un désir de se rapprocher d’un rock plus progressif ? 

On ne cherche pas à se rapprocher d’un genre particulier. Nous essayons d’ouvrir sur d’autres couleurs, sur différentes sonorités et arrangements possibles. On compose ce qui nous passe par la tête, ce qui nous vient naturellement.

Accordez-vous beaucoup d’importance aux paroles de vos chansons ? Les harmonies, par ailleurs superbes, sont-elles également une composante importante de votre musique ? 

Nous accordons de l’importance aux paroles et aussi aux sons des mots que nous employons, afin qu’ils soient les plus musicaux possible. Le chant à deux voix nous tient a cœur. Étant frères ,nous  pouvons travailler ensemble quand on veut, et nous arrivons à nous compléter pour enfin chanter des mélodies qui nous plaisent et en faire nos morceaux.

officialthestrings.wix.com/thestrings

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