[Interview] Yann Roques : Interview Le Sang des Hommes Libres

Historien et secrétaire du Centre Archéologique des Pays Albigeois, Yann Roques est également cinéaste. On lui doit notamment des documentaires, comme par exemple Makrian (2014) et de nombreux clips musicaux. Aujourd’hui, Yann Roques porte le projet de film Le Sang des Hommes Libres, avec Alexandre Leuger. Un court-métrage qu’il produit et qu’il a co-écrit et dont il nous parle…

Comment est né ce projet de court-métrage ?

Le projet est né en septembre 2014 après avoir vu les premières images de Daesh. Alexandre Leuger m’a demandé quelle pourrait être la suite des événements et j’ai fait ce que les Américains appellent de l’uchronie. L’art d’imaginer l’Histoire en modifiant un événement du passé. J’ai donc imaginé un monde divisé à la suite d’une grande victoire de Daesh en occident.

Mais après avoir imaginé des attentats, ceux de janvier puis ceux de novembre 2015 nous ont fait changer de voie.

Depuis, nous avons écrit le long-métrage mais avons décidé de d’abord passer par l’étape du court.

En quoi le Tarn (et plus largement la région) est-il intéressant d’un point de vue cinématographique ?

Nous voulons tourner dans le Tarn car la région dispose de tous les paysages et lieux nécessaires à la construction de notre film et du cinéma en général. Des villes comme Albi ou Castres, des montagnes avec les monts de Lacaune ou la Montagne Noire mais aussi des grandes forêts comme la Grésigne ou des paysages de campagne comme Lautrec ou Lombers. De quoi faire !

Comment se déroule la production, le casting… ?

Une fois le court-métrage écrit, je me suis lancé dans la production. Trouver les financements, les lieux de tournage, les moyens techniques… Ensuite nous avons réalisé un grand casting sur Albi le 25 mars. Énormément de monde est venu nous rencontrer. Grâce à touc ces profils nous avons trouvé la plupart de nos rôles notamment le principal.

Le tournage du court-métrage a débuté le 21 mai et s’est terminé le 17 juin.

Pouvez-vous nous parler de l’histoire du Sang des Hommes Libres ?

Nous avons imaginé un monde qui essaie de se relever après un grand bouleversement. L’État est défaillant, les politiques corrompus, la Milice, une sorte d’armée, et la Police essayent de faire régner l’ordre. La société s’est fracturée en communautés. Face à cet État corrompu, les Partisans. Ils vivent dans des territoires que l’État leur a concédé pendant la guerre. Ils commettent des attentats dans les zones dites libres sur des représentants de l’État. Au milieu de ce chaos, Elsa médecin d’État, essaie de faire son travail le plus humainement possible. Elle est le symbole de l’Espoir, une sorte de Pandore des temps modernes. Elle va devoir affronter le Mal de son temps, les attentats, les politiques véreux et les situations d’urgence.

Quel est votre objectif à long terme ?

Notre objectif à long terme est de tourner le long-métrage. Pour cela, il faut des financements assez conséquents.C’est pourquoi nous sommes passés par l’étape du court-métrage afin de le présenter en festival et de se faire remarquer.

Notre court-métrage sera présenté à divers festivals notamment les Œillades d’Albi et Cannes 2018 nous l’espérons.

Quels sont vos influences sur ce film en particulier ?

Pour écrire et réaliser ce film nous nous sommes beaucoup inspirés d’un de nos films fétiches, Les Fils de l’Homme d’Alfonso Cuaron. Il est pour nous une référence absolue tant dans le scenario que dans la réalisation. Mais aussi de Kubrick, Fincher ou du film Monsters de Gareth Edwards, une œuvre méconnue mais tellement géniale !

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